Échec et mat au vide créatif!

Posted on mars 22, 2013 par

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By David Lapetina (Own work) [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html) or CC-BY-SA-3.0-2.5-2.0-1.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons
(Image par David Lapetina [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html) or CC-BY-SA-3.0-2.5-2.0-1.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)%5D, via Wikimedia Commons)

Selon Laurent Habib, président de l’agence Euro RSCG C&O, la créativité est garante de l’impact d’un message et demeure le facteur de démarcation le plus important. Cela soulève la question suivante : de quelle manière peut-on favoriser le développement créatif grâce à la gestion d’un projet de communication?

Dans un contexte communicationnel, le gestionnaire de projet est un joueur d’échecs dont l’objectif est de positionner stratégiquement ses pièces pour gagner avec le moins de coups possible. L’adversaire : le vide créatif.

Les pions du gestionnaire de projet sont les suivants : le budget, le temps et la qualité. Une bonne gestion permet donc d’écarter plusieurs facteurs qui pourraient miner la créativité du projet.

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1. Le budget (efficacité)

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Selon Benoit Lalonde, il est impératif d’avoir une vue globale du projet avant de l’entreprendre. Ainsi, le gestionnaire doit jouer son pion d’efficacité de manière à déterminer toutes les opportunités pour faire du livrable le meilleur d’entre tous. Le gestionnaire doit aussi bien communiquer les besoins à l’équipe, mais aussi aux autres parties prenantes, pour que celles-ci orientent la création dans la bonne direction.

Ce faisant, le gestionnaire de projet s’assure d’écarter le plus d’obstacles possibles de la route de l’équipe de développement, permettant donc de concrétiser la créativité en choisissant la stratégie la plus adaptée pour y parvenir.

En ce sens, la créativité est favorisée par l’absence de stress. Si l’équipe de projet n’a pas à se soucier d’autre chose que de la création, et qu’elle se sent soutenue dans sa démarche, il y a fort à parier que les résultats de son travail seront meilleurs.

 2. Le temps

Vidéo:  Être créatif demande du temps

Selon Marcillac et associés, le temps est également nécessaire pour favoriser la créativité au sein de l’équipe de projet. En effet, une idée ingénieuse n’arrive pas en criant ciseau! Il faut donc laisser le temps à la ressource pour que l’idée germe dans son esprit. De ce fait, en planifiant initialement le prévisible et en anticipant les risques, dans la mesure du possible, il reste beaucoup plus de temps à l’équipe pour être créative et cela limite les dépassements d’échéancier.

D’ailleurs, ce ne sont pas toutes les personnes qui sont le plus productives au même moment dans la journée. Il serait avisé du gestionnaire de projet de permettre aux membres d’une équipe de gérer leur temps eux-mêmes, tout en allouant certaines plages horaires dédiées au travail commun, comme cela se fait chez Semco.

Je vous invite à voir ce que dit Florent sur le sujet… (1) (2)

3. La qualité

Comme l’affirment également Marcillac et associés, « pour être créatif, il faut de la disponibilité intellectuelle!» Cette firme estime que le gestionnaire de projet a pour rôle d’ordonner les tâches de manière à libérer les ressources de toute chose pouvant les brimer dans leur processus créatif, en somme, affecter les membres de l’équipe à ce qu’ils font le mieux et ne pas les encombrer avec des livrables qui ne les concernent pas vraiment. C’est miser sur les forces de chacun pour en faire ressortir le meilleur. De ce fait, en attribuant à chaque ressource les tâches dans lesquelles elle excelle, on s’assure de hausser la qualité globale du projet.

Bref, la gestion de projet et le développement créatif sont intimement liés, parce que le premier libère le second de contraintes qui pourraient lui nuire. La planification, par définition antonymique de la créativité, lui devient donc essentielle.

Marie-Ève Martel