La gestion d’un projet de communication pour le développement

Posted on avril 2, 2012 par

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En 1950, le monde vivait l’ère post-guerre, l’Europe recevait l’aide économique des États-Unis à travers le plan Marshall, l’Union Soviétique et les États-Unis se divisaient le contrôle du monde et des nouveaux pays étaient nés en Afrique et en Asie. Suite à cette réalité, chaque pays puissant avait définit la manière de contribuer au développement des pays sous-développés. Dans ce contexte, la communication a fait ses premiers pas dans le domaine du développement. Une approche qui, peu à peu,  a pris place au sein des organisations internationales comme les Nations-Unis, UNICEF, UNDP, USAID, la BID, la BMS, etc.

Alors, on peut se poser la question suivante : quelles sont les différences entre la gestion d’un projet de communication organisationnelle et un projet de communication pour le développement?

Voici quelques points importants qui diffèrent dans la communication pour le développement:

1)      Le processus versus le produit. Chaque fois qu’on pense de créer une stratégie de communication, on privilégie la pièce communicationnelle sur le processus et ceci est notre première erreur. On ne peut pas comprendre la communication si nous n’avons pas compris le processus, le contexte et la population à risque.

2)      La réciprocité et la participation. Selon les Nations-Unis, cette communication se distingue par le fait qu’elle facilite «les systèmes de communication réciproque, le dialogue et permet aux communautés de prendre la parole, d’exprimer leurs aspirations et leurs préoccupations et de participer aux décisions concernant leur développement».

3)      Les implications du communicateur. C’est clair que les médias ne pouvaient pas être les seuls acteurs qui changent les comportements des individus. Il est nécessaire que le communicateur soit au même niveau que la communauté, comprenne ses besoins et encourage ses leaders. Finalement, c’est la communauté qui doit définir son objectif.

4)       Le public cible et les médias alternatifs. Finalement, on doit comprendre que la communauté ne doit pas se limiter aux médias traditionnels. Tous les chemins ne mènent pas à Rome. Selon ses besoins, la communauté peut donner des indices pour les médias alternatifs qui vont remédier ses problématiques. Le communicateur doit catalyser ce processus de transformation. La musique, la danse et les arts en général sont quelques exemples de ces médias.

Depuis l’année 2000, les Objectifs du Millénaire ODM  sont la réponse officielle des Nations-Unis pour réduire l’inégalité et la pauvreté.  Plus de 150 pays se sont mis d’accord  pour contribuer á cette grande initiative. Je vous invite à connaitre ces objectifs:

Personnellement, je suis conscient que ces points sont valides pour les pays en développement, mais les critères cités en haut sont applicables aux projets de communication en général.  Les entreprises sont exigeantes  en termes de réduction du  budget et l’optimisation des ressources.  Dans ce cas, la créativité et l’innovation des médias alternatifs peuvent être un moyen de relever les nouveaux défis de la gestion de projets de communication à faible budget.

Je vous invite aussi à visiter la page web de comminit, le réseau de l’initiative de la communication. Sur ce site, vous trouverez les programmes internationaux de communication pour le développement dans le monde entier, des offres d´emploi, des bénévolats, etc.

Voici une infographie des avances des objectives du millénaire jusqu’à 2008. Clique sur l’image pour agrandir.


Pour  savoir plus de la communication pour le développement :