Le perfectionnisme ou quand on ne sait pas s’arrêter

Posted on mars 28, 2011 par

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Bonjour, je suis perfectionniste.

Quand le perfectionnisme se traduit par le plaisir du travail bien fait, il est agréable d’avoir un perfectionniste dans son équipe de projet. Par contre, lorsque le perfectionnisme est poussé au point où le travail n’est jamais terminé parce qu’il peut toujours être amélioré, c’est une autre paire de manches.

Dans un projet de rédaction, il est très facile de tomber dans le perfectionnisme extrême. Fait vécu : dans ma petite équipe, une des auteures de notre revue fait également partie du comité de révision. Et c’est une perfectionniste. Lorsqu’il est question de ses textes, il est très difficile pour moi de lui faire accepter des changements. À chaque vague de révision (il y en a généralement deux), elle choisit toujours de changer un mot pour un synonyme ou d’ajouter une image alors que tout est déjà coincé dans la page.

Je comprends qu’elle veut que la revue, et particulièrement ses textes, soit parfaite. Mais lorsqu’elle fait des changements dans la forme alors que je cherche les coquilles trois jours avant l’impression, j’ai un peu envie de lui enlever son exemplaire et d’ignorer ses changements. Ce perfectionnisme nous cause aussi des problèmes pour la gestion du temps. Elle a de la difficulté à me remettre sa première version de ses textes tant qu’ils ne sont pas tout à fait à son goût, même si ça signifie prendre plus de temps que ce que lui permet notre échéancier.

Je n’ai malheureusement pas de trucs à vous donner si vous êtes dans une situation semblable à la mienne. J’en ai discuté avec elle et notre supérieure, et ça bouge un peu. Les changements dans ses textes sont plus faciles à faire passer, mais ce n’est pas une immense victoire. J’ai l’impression que c’est un objectif à très long terme que de lui faire comprendre qu’elle peut lâcher prise et me faire confiance.